RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Un rapport d'attribution signé de votre main ne reste jamais dans le SOC : il circule au comité de direction, chez l'assureur cyber du client, parfois devant un juge. Quand vous écrivez qu'une intrusion provient d'un groupe précis, d'un prestataire d'infogérance ou d'un ancien salarié, vous engagez votre responsabilité sur une conclusion probabiliste tirée d'indices techniques que l'attaquant a pu, lui-même, avoir intérêt à planter. Et quand un indicateur que vous livrez bloque un service légitime en production, ce sont les heures d'indisponibilité du client qui remontent vers vous.
La RC Pro d'un expert en renseignement sur les cybermenaces couvre les conséquences pécuniaires des fautes, erreurs, négligences et omissions commises dans vos prestations de collecte, de corrélation, d'analyse et de reporting. Elle joue sur les trois familles de dommages causés à un tiers : les dommages corporels, rares mais possibles lors d'une intervention sur site, en salle serveur ou chez un client ; les dommages matériels, quand un équipement, un poste ou un environnement de test est endommagé pendant une collecte ou l'exécution d'un échantillon malveillant ; et surtout les dommages immatériels, catégorie largement dominante dans ce métier — perte d'exploitation d'un service bloqué à tort, préjudice d'image d'une entité désignée par erreur, surcoûts de remédiation engagés sur la foi de votre rapport. Elle finance aussi votre défense (avocat, expertise technique contradictoire) même lorsque la réclamation se révèle infondée, ce qui représente souvent l'essentiel du coût réel d'un litige d'attribution. Selon les contrats, la garantie couvre à la fois la faute contractuelle envers votre client et la faute délictuelle envers un tiers qui n'a jamais signé avec vous, la responsabilité pour faute étant le socle du droit civil français (Code civil, article 1240). Vérifiez que l'activité déclarée mentionne explicitement l'attribution, la veille sur sources fermées et la production d'indicateurs de compromission : une déclaration trop générique fragilise la couverture au moment du sinistre.
Prenons un cas plausible. Vous livrez à une ETI industrielle un rapport d'attribution qui désigne son prestataire d'infogérance comme point d'entrée d'un rançongiciel, sur la foi de corrélations d'infrastructure et d'horodatages. Le client rompt le contrat, le fait savoir à son écosystème, et trois mois plus tard l'investigation forensique diligentée par l'assureur cyber établit que l'entrée s'est faite par un accès distant mal configuré, sans aucun lien avec ce prestataire. Écarté de plusieurs appels d'offres entre-temps, celui-ci vous assigne directement en réparation de son préjudice commercial et d'image : à titre d'ordre de grandeur, une réclamation de cette nature se chiffre couramment entre 100 000 et 150 000 euros, à quoi s'ajoutent 20 000 à 30 000 euros de frais d'avocat et d'expertise technique contradictoire, dépensés même si vous obtenez gain de cause. Avec une RC Pro, l'assureur prend la main dès la réclamation : il finance la défense, mandate un expert capable de discuter votre méthodologie devant le juge, et indemnise la victime dans la limite du plafond si votre responsabilité est retenue. Concrètement, cela change une chose simple : vous continuez à produire des attributions argumentées, avec le niveau de confiance que la donnée justifie, sans transformer chaque rapport en pari sur la trésorerie de votre structure.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous imputez une intrusion à un groupe, un concurrent, un prestataire ou un ancien salarié sur la base d'indices d'infrastructure réutilisés, partagés ou délibérément plantés. L'entité nommée à tort réclame réparation de son préjudice commercial et d'image, y compris lorsqu'elle n'est pas votre cliente et n'a jamais signé de contrat avec vous.
Une plage d'adresses, un domaine ou une empreinte que vous livrez est intégré au pare-feu ou à l'EDR du client et coupe un flux légitime : passerelle de paiement, API partenaire, messagerie de production. Les heures d'interruption et la perte d'exploitation qui en résultent remontent vers l'auteur du flux d'indicateurs.
Les identifiants ou les données de votre client circulaient depuis des semaines sur un canal que votre périmètre de surveillance ne couvrait pas ou plus. Après l'intrusion, la victime reproche à votre dispositif une carence dans les diligences promises et chiffre son préjudice sur les frais de remédiation engagés.
Un rapport nominatif, un extrait de fuite ou un incident non public est transmis au-delà du cercle prévu : mauvais destinataire, partage communautaire trop large, réutilisation dans une note commerciale ou une conférence. Le client invoque la violation de l'accord de confidentialité et le préjudice de réputation qui en découle.
Vos bases contiennent des adresses, des mots de passe et des identités de personnes qui n'ont rien demandé, agrégés depuis des espaces clandestins et conservés pour la corrélation. Une personne citée dans un rapport, ou une autorité de contrôle, peut contester la licéité du traitement et vous demander réparation d'une atteinte à la vie privée.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Expert en renseignement sur les cybermenaces (CTI) : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Le renseignement sur les cybermenaces n'est pas une profession réglementée : aucun texte n'impose au consultant CTI de s'assurer, contrairement aux avocats, experts-comptables ou agents immobiliers dont l'assurance conditionne l'exercice. L'exigence vient d'ailleurs : grands comptes, banques, opérateurs et marchés publics réclament presque systématiquement une attestation RC Pro en cours de validité avant de signer, avec un plafond minimum fixé au cahier des charges. Il faut donc distinguer l'obligation légale, inexistante ici, de l'exigence du donneur d'ordre, très fréquente. Sans obligation légale, votre responsabilité reste pleinement engageable dès qu'une faute cause un dommage à un tiers.
Oui, c'est le coeur même du contrat : la RC Pro couvre l'erreur professionnelle, y compris l'erreur d'analyse, tant qu'elle n'est pas volontaire. Une corrélation d'infrastructure réutilisée ou une empreinte plantée par l'attaquant qui vous conduit à nommer le mauvais groupe relève de la faute assurable ; la faute intentionnelle ou dolosive est exclue par la loi (article L.113-1 du Code des assurances) comme par tous les contrats. Attention à un point précis : la mise en cause pour propos dénigrants ou diffamatoires est souvent exclue ou proposée en option. Faites vérifier cette ligne si vos rapports nomment des entités identifiables.
La collecte reste assurable tant qu'elle demeure passive et documentée : lecture de forums, exploitation de fuites déjà diffusées, abonnement à des flux commerciaux, analyse d'échantillons en environnement confiné. Ce qui ne l'est pas, c'est l'acte illicite : accéder sans autorisation à un système, acheter des identifiants volés, se maintenir dans un espace fermé par usurpation d'identité. Aucun assureur ne prend en charge les conséquences d'un acte pénalement répréhensible commis sciemment. Protégez-vous avec un mandat écrit du client délimitant le périmètre de collecte, une durée de conservation courte et la journalisation systématique de vos sources.
Il peut toujours vous assigner, et c'est précisément là que la garantie sert : elle finance la défense même quand la réclamation est mal fondée. Sur le fond, la veille CTI relève en principe d'une obligation de moyens — vous devez déployer les diligences de l'état de l'art, pas garantir l'exhaustivité d'un espace clandestin par nature mouvant. Encore faut-il que votre contrat de prestation le dise : une clause promettant une couverture complète, un SLA de détection ou une liste fermée de sources déplace le débat vers l'obligation de résultat. Vos engagements écrits pèsent autant que la police.
Elles ne répondent pas au même sinistre. La RC Pro répare le dommage que vous causez à autrui : rapport erroné, indicateur bloquant, divulgation fautive, conseil de remédiation inadapté. L'assurance cyber répare votre propre sinistre : compromission de votre plateforme de collecte, chiffrement de votre base de renseignement, reconstitution des données, frais de notification si les informations que vous hébergez fuitent. Pour ce métier l'exposition est double, puisque vous détenez des éléments sensibles appartenant à vos clients : incidents non publics, indicateurs, identifiants exposés. Les deux garanties se combinent utilement, souvent au sein d'un même contrat.
Votre contrat est professionnel : ni le délai de rétractation de 14 jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, ces dispositifs étant réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle en respectant un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation change au point de modifier le risque garanti (article L.113-16). En sens inverse, toute évolution significative — ajout de la réponse à incident, premier client hors Union européenne, revente de vos flux, recrutement d'analystes — doit être déclarée à l'assureur : c'est cette déclaration qui maintient la garantie efficace.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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