RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une cire dix degrés trop chaude, une colle à cils qui file vers la cornée, une résine d'ongle qui déclenche un eczéma : en esthétique, le geste touche directement la peau, les yeux et les muqueuses de la cliente. Quand la rougeur devient brûlure, elle repart avec la preuve du dommage sur le visage ou sur le corps, visible et donc chiffrable. C'est votre responsabilité personnelle qui est alors recherchée, pas celle du fabricant du produit.
La RC Pro d'une esthéticienne prend en charge les conséquences financières des dommages que vous causez à vos clientes ou à des tiers pendant vos prestations : soins du visage et du corps, épilation, manucure, pédicure, extension de cils, maquillage, modelage. Elle couvre les dommages corporels — brûlure de cire, réaction allergique, lésion oculaire, irritation après gommage —, les dommages matériels — vêtement taché par une teinture, bijou ou lunettes confiés abîmés, mobilier brûlé chez une cliente à domicile — et les dommages immatériels qui en découlent, comme la perte de revenus d'une cliente en arrêt de travail. Elle répond de votre geste comme de celui de votre apprentie ou de votre salariée, dont vous êtes responsable (Code civil, articles 1240 et 1242). Elle intègre la responsabilité liée aux produits que vous appliquez ou revendez : en contact direct avec la cliente, c'est vous qui êtes assignée avant la marque. Elle finance enfin votre défense — expertise médicale, avocat, procédure —, un poste qui dépasse souvent l'indemnité elle-même sur les petits dossiers.
Une cire chauffée trop fort, appliquée sur le maillot d'une cliente de 34 ans : brûlure du deuxième degré sur quelques centimètres carrés, pansements pendant trois semaines, arrêt de travail, puis une cicatrice pigmentée que le dermatologue traite en plusieurs séances. Sur ce type de dossier, l'addition tourne couramment autour de 8 000 à 15 000 euros une fois additionnés les frais médicaux, la perte de revenus et le préjudice esthétique — ce n'est pas un tarif, c'est un ordre de grandeur constaté — auxquels s'ajoutent 2 000 à 4 000 euros d'expertise médicale et d'avocat. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, et une seule affaire de ce genre suffit à emporter un institut. Avec, l'assureur mandate l'expert, discute le rapport médical, indemnise la cliente et défend votre version quand la responsabilité est contestable, par exemple si la réaction vient d'un traitement photosensibilisant que la cliente n'avait pas signalé. Concrètement, vous continuez à recevoir en cabine pendant que le dossier se règle, au lieu d'y passer vos soirées et vos économies.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Cire surchauffée, pot mal contrôlé, zone fine comme la lèvre, les aisselles ou le maillot : la brûlure du deuxième degré laisse souvent une marque pigmentée durable. C'est la mise en cause la plus fréquente du métier, et celle qui chiffre le plus vite parce que le préjudice se voit.
Colle cyanoacrylate qui coule vers la cornée, conjonctivite, œil collé, ou chute des cils naturels après une pose trop lourde et trop rapprochée. La teinture de cils et de sourcils pose le même problème allergique, en particulier lorsqu'aucun test de touche n'a été réalisé 48 heures avant.
Masque, peeling doux, huile de modelage, résine ou gel d'ongle : une sensibilisation peut déclencher un eczéma de contact qui dure des mois et devient parfois définitif. Même si le produit vient d'une grande marque, c'est vous qui l'avez choisi et appliqué, donc la réclamation arrive chez vous en premier.
Lumière pulsée, radiofréquence, cavitation, haute fréquence, cabine UV : une intensité inadaptée à un phototype foncé ou à une peau récemment bronzée provoque brûlure, tache blanche ou tache brune. Ces appareils doivent être déclarés nommément à l'assureur, formation et conformité à l'appui, faute de quoi le sinistre n'est pas pris en charge.
Traitement dermatologique en cours, anticoagulant, diabète, couperose, grossesse, grain de beauté ou lésion suspecte, exposition solaire récente : passer outre engage directement votre responsabilité. L'absence de fiche de diagnostic signée transforme un simple aléa en faute professionnelle très difficile à défendre.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Esthéticien / esthéticienne : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 13,90€/mois* | dès 17,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. L'esthétique n'est pas une activité soumise à une obligation d'assurance, contrairement aux professions de santé ou aux métiers du bâtiment. Ce que la loi impose, c'est la qualification professionnelle : un diplôme d'esthétique-cosmétique-parfumerie, ou une expérience professionnelle suffisante reconnue. En revanche, la RC Pro vous sera exigée par contrat : bailleur de local ou de centre commercial, franchiseur, hôtel ou spa qui vous accueille en prestataire, plateformes de réservation. Sans elle, vous restez personnellement redevable de chaque dommage. Comptez un budget de départ autour de 13,90 € par mois.
Seulement si l'appareil et l'acte figurent noir sur blanc dans votre contrat. Ces prestations font l'objet d'un encadrement réglementaire discuté et mouvant, et les assureurs les traitent à part : ils demandent la marque et le modèle de l'appareil, votre attestation de formation, la conformité du matériel, la fiche de consentement signée et parfois un relevé de phototype. Un acte pratiqué sans cette déclaration, ou un acte à visée médicale réservé aux médecins, n'est pas garanti : la brûlure ou la tache pigmentaire reste alors entièrement à votre charge.
La garantie joue, mais votre défense dépend de ce que vous pouvez prouver. Une fiche de diagnostic remplie et signée avant le premier soin — traitements en cours, allergies connues, grossesse, exposition solaire récente, actes dermatologiques — est la pièce que l'assureur produira pour démontrer que l'information ne lui a pas été donnée. Sans écrit, la discussion devient parole contre parole et l'indemnisation part presque toujours. Même logique pour le test de touche 48 heures avant une teinture : notez-le, datez-le, faites-le signer.
Oui, à condition que les deux modes d'exercice soient déclarés. La RC Pro suit votre activité et non un local : elle vous couvre en institut, chez la cliente, en cabine louée, à l'hôtel ou sur un salon professionnel. Ce qui change, c'est le risque matériel hors de chez vous — huile renversée sur un parquet, table pliante qui marque un meuble, brûlure sur un canapé. Attention aussi à la location de cabine ou de fauteuil : le contrat de l'établissement ne vous couvre pas, chaque professionnelle indépendante doit avoir le sien.
En principe oui. Ce qui compte, c'est la date que retient votre contrat, celle du soin ou celle de la réclamation, et le sort du contrat entre-temps. Si vous changez d'assureur ou cessez l'activité, la loi impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat pour les réclamations qui arrivent ensuite (Code des assurances, article L.124-5). Le réflexe utile : déclarez dès le premier message de reproche, même amiable, et ne reconnaissez pas votre responsabilité de votre propre initiative, cela n'engage pas votre assureur.
Votre contrat est un contrat professionnel : ni le délai de rétractation de 14 jours ni la loi Hamon ne s'appliquent, ce sont des protections réservées aux particuliers. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (Code des assurances, article L.113-12). Si votre situation change — cessation d'activité, changement de profession, départ en retraite, passage de l'institut au domicile —, vous pouvez résilier en cours d'année lorsque ce changement modifie le risque assuré (article L.113-16), justificatif à l'appui. Écrivez toujours, et gardez la preuve d'envoi.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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