RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous basculez la politique DMARC d'un client en reject un vendredi soir. Le lundi, ses emails transactionnels — confirmations de commande, réinitialisations de mot de passe, factures — sont rejetés par Gmail et Outlook, et personne ne s'en aperçoit avant quarante-huit heures. Le client, lui, chiffre ce qu'il a perdu et se retourne vers le seul intervenant identifié sur sa zone DNS : vous.
La responsabilité civile professionnelle du consultant en délivrabilité couvre les conséquences financières des dommages qu'il cause à autrui dans le cadre de sa mission : erreur de configuration, omission de contrôle, retard d'intervention, conseil inadapté ou mise en garde manquante. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (rares, mais possibles lors d'une intervention dans les locaux d'un client), matériels (serveur d'envoi rendu inutilisable, zone DNS ou paramétrage effacé, fichier de contacts corrompu) et immatériels, consécutifs ou non consécutifs à un dommage matériel. C'est cette dernière catégorie qui porte l'essentiel du risque du métier : la perte de chiffre d'affaires d'un client dont les campagnes ou les emails transactionnels ne sont plus remis, sans qu'aucun bien n'ait été abîmé. La garantie prend aussi en charge les frais de défense, d'expertise et de procédure, y compris quand la réclamation est infondée. Ce métier n'est soumis à aucune obligation légale d'assurance — il ne fait pas partie des professions réglementées qui doivent justifier d'une RC Pro pour exercer — mais l'attestation est réclamée au contrat par la quasi-totalité des donneurs d'ordre, agences et grands comptes avant l'ouverture du moindre accès DNS.
Prenez un e-commerçant que vous accompagnez sur une migration de plateforme d'envoi, dix jours avant sa plus grosse opération de l'année. Le SPF du nouveau prestataire n'a pas été ajouté, l'alignement DKIM saute, et le taux de placement en boîte de réception passe de 92 % à 15 % sur trois jours. Le client vous adresse une réclamation détaillée : marge perdue sur les campagnes non délivrées, prestataire tiers mandaté en urgence pour la remédiation, plusieurs semaines de reconstruction de réputation de domaine — à titre d'exemple, un dossier de cette nature se chiffre couramment autour de 40 000 à 50 000 euros, ordre de grandeur qui varie du tout au tout selon le volume d'affaires du client. Sans RC Pro, cette somme et les honoraires d'avocat sortent de votre trésorerie, quel que soit le sort final du litige. Avec la garantie, l'assureur instruit le dossier, mandate un expert technique pour discuter la réalité du lien de causalité et le montant réclamé, prend en charge votre défense et indemnise la part de responsabilité retenue, dans la limite du plafond souscrit. Concrètement, elle transforme un litige qui peut arrêter une activité indépendante en un dossier géré par un tiers pendant que vous continuez à travailler.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une politique durcie avant que tous les expéditeurs légitimes soient authentifiés (facturation, CRM, outil de signature, plateforme RH) fait rejeter des flux critiques sans alerte visible côté client. Le préjudice se découvre souvent plusieurs jours plus tard, quand les commandes ou les inscriptions se sont effondrées.
Changement d'ESP, SPF non mis à jour, alignement DKIM cassé ou ancien sous-domaine d'envoi conservé : le placement s'écroule au pire moment, souvent en pleine opération commerciale. Le client réclame la marge perdue sur la période et le coût de la remédiation confiée à un tiers.
Un plan de montée en volume trop agressif sur une IP neuve, ou une base ancienne réactivée en masse, déclenche des blocages en cascade et des inscriptions sur listes de réputation. Le domaine d'envoi peut mettre des semaines à se rétablir, et cette durée est directement imputée à votre méthode.
Recommander l'import d'un fichier acheté, la réactivation de contacts inactifs ou l'allègement d'une procédure de désinscription expose votre client aux plaintes, aux pièges à spam et aux réclamations de destinataires. Sa mise en cause remonte alors vers l'auteur de la recommandation.
Un enregistrement MX écrasé, une clé DKIM active supprimée ou un TTL mal géré peuvent couper non seulement les envois mais la réception des emails de l'entreprise. L'interruption touche alors toute l'activité du client, bien au-delà du périmètre marketing sur lequel vous étiez missionné.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Consultant en délivrabilité email : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Sa validation ne vous exonère pas. Le sachant, c'est vous : un professionnel du conseil doit alerter son client sur les conséquences d'une décision technique, même quand celui-ci l'approuve. Le juge regarde si vous avez tracé la montée en paliers (none, puis quarantine, puis reject), analysé les rapports agrégés avant chaque cran et écrit noir sur blanc les envois à risque. Cette preuve écrite peut faire partager la responsabilité, rarement la supprimer. La RC Pro finance votre défense pendant toute cette discussion.
C'est le point à vérifier avant de signer. Écraser un enregistrement MX, supprimer une clé DKIM active ou purger une liste par erreur cause un dommage direct à un bien confié : ces situations relèvent bien de la RC Pro, mais les dommages aux données et fichiers confiés font souvent l'objet d'une garantie distincte ou d'un sous-plafond réduit. À l'inverse, une intrusion sur le compte d'envoi de votre client ou un vol de sa base relèvent de la cyber-assurance, pas de la responsabilité civile.
Oui, mais seulement si votre contrat garantit les dommages immatériels non consécutifs, c'est-à-dire un préjudice purement financier sans destruction matérielle préalable. C'est la garantie centrale du métier : lisez-en le plafond, souvent inférieur au plafond général. Côté preuve, le client doit établir le lien de causalité et chiffrer le manque à gagner : historique des taux de placement avant et après votre intervention, courbes de chiffre d'affaires, marge perdue. Un préjudice invoqué sans pièces comptables ne donne pas lieu à indemnisation.
En principe oui. Les contrats RC Pro sont déclenchés par la réclamation (article L.124-5 du Code des assurances) : c'est le contrat en vigueur au jour où la victime réclame qui intervient, sous réserve de la reprise du passé pour les faits antérieurs à la souscription que vous ne connaissiez pas. Les erreurs de délivrabilité se révèlent lentement, parfois à la migration suivante. Ne laissez donc jamais de trou entre deux assureurs ; après résiliation ou cessation d'activité, c'est la garantie subséquente, d'au moins cinq ans, qui prend le relais.
Non pour l'amende elle-même : une sanction administrative ou pénale n'est jamais assurable en France, ni celle de votre client, ni la vôtre. En revanche, si votre recommandation était fautive — importer une base achetée, réactiver des contacts inactifs sans base légale, retirer un lien de désinscription — le préjudice que cette faute cause à votre client relève de votre RC Pro, tout comme vos frais de défense. La frontière est nette : la faute professionnelle se répare, la sanction publique se subit.
Oui, et sans attendre. Héberger vos propres IP, expédier depuis votre infrastructure ou prendre des clients hors de France change la nature du risque : non déclaré, ce changement peut réduire l'indemnité ou faire tomber la garantie. Vérifiez au passage l'étendue territoriale, souvent limitée hors Europe. Côté durée, votre contrat est un contrat professionnel : ni rétractation de 14 jours, ni loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou lors d'un changement de situation dans les cas prévus par l'article L.113-16.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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