RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous arrivez avec votre mallette, vous installez la ponceuse et la lampe sur la table du salon d'une cliente, et vous travaillez sur des mains et des pieds vivants, avec des instruments coupants et des produits chimiques. Ici, pas de fauteuil dédié, pas d'autoclave dans un local maîtrisé, pas de collègue pour témoigner : une cuticule entaillée trop profond, une lampe UV sur une peau sous traitement photosensibilisant, un bain de pieds mal désinfecté, et c'est une plaie, un panaris ou une brûlure. La responsabilité civile professionnelle est ce qui répond quand la cliente réclame réparation du dommage que vous lui avez causé.
La responsabilité civile professionnelle d'une prothésiste ongulaire ou d'une pédicure esthétique itinérante couvre les dommages que vous causez à autrui pendant votre activité : les dommages corporels (coupure au repousse-cuticule, brûlure de la lampe UV/LED, panaris ou infection après un soin, réaction allergique à une résine ou à un dissolvant), les dommages matériels (résine renversée sur un parquet ou un canapé, ponceuse qui marque une table, produit acétoné qui attaque un plan de travail vernis) et les dommages immatériels qui en découlent, comme les arrêts de travail ou les frais que la cliente engage pour réparer. Elle joue quand vous êtes juridiquement responsable du dommage, que la faute vienne d'un geste technique, d'un défaut d'hygiène du matériel, d'un mauvais conseil sur un produit ou d'une simple maladresse pendant le déplacement chez la cliente. L'assureur prend alors en charge l'indemnisation due au tiers, ainsi que votre défense si la cliente porte l'affaire devant un tribunal ou saisit un conciliateur. Deux extensions comptent particulièrement dans un exercice nomade : la RC « exploitation », qui vise les dommages causés sur les lieux de la prestation, et la garantie des biens confiés, qui vise ce que vous manipulez chez la cliente. Elle ne couvre en revanche ni votre propre matériel (mallette, ponceuse, lampe), ni le remboursement d'une pose ratée dont la cliente se plaindrait uniquement pour un motif esthétique : cela relève d'un geste commercial, pas d'un sinistre.
Prenez le cas type de la profession : vous intervenez en résidence services, vous entamez la peau au repousse-cuticule pendant une beauté des pieds, et votre cliente de 74 ans, diabétique sans vous l'avoir dit, développe une plaie qui s'infecte. Hospitalisation courte, soins infirmiers pendant plusieurs semaines, séquelle cicatricielle, préjudice moral : une réclamation de cette nature se chiffre couramment en plusieurs dizaines de milliers d'euros, et un dossier avec complication vasculaire peut aller nettement au-delà — ce sont des ordres de grandeur observés sur des dommages corporels, pas un barème. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie et, si vous êtes en micro-entreprise, de votre patrimoine personnel. Avec la garantie, l'assureur mandate un expert, discute le lien entre votre geste et le dommage, prend en charge l'indemnisation due à la victime et paie vos frais de défense, y compris si la caisse d'assurance maladie se retourne contre vous pour récupérer les frais de soins. Concrètement, elle change aussi votre quotidien commercial : l'attestation est le document que réclament systématiquement les EHPAD, les résidences services, les entreprises qui vous font intervenir en séance bien-être et la plupart des plateformes de mise en relation, sans quoi la porte reste fermée. Ce n'est pas une obligation légale pour la manucure et la pédicure esthétique, contrairement aux professions réglementées, mais c'est devenu la condition d'accès à toute la clientèle qui paie le mieux vos tournées.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous poncez ou coupez un peu trop, la peau est ouverte, et le matériel voyage de domicile en domicile sans stérilisation à la hauteur. Trois jours plus tard, la cliente présente un panaris ou une infection qui impose antibiotiques, arrêt de travail et parfois un geste chirurgical : c'est le sinistre le plus fréquent du métier.
La cliente est sous antibiotique photosensibilisant, sous rétinoïdes ou vient d'un soin cutané, et vous ne l'avez pas questionnée avant de placer ses mains sous la lampe. La brûlure superficielle ou la réaction cutanée engage votre responsabilité, l'absence de question préalable étant précisément le manquement reproché.
Une résine, un primer acide ou un dissolvant provoque une dermatite de contact, un décollement ou un œdème chez une cliente sensibilisée. Le reproche porte sur le défaut de conseil et l'absence de test préalable, plus que sur le produit lui-même, et la victime peut réclamer soins et préjudice esthétique.
Flacon de dissolvant renversé sur un parquet vitrifié, coulure de gel sur un canapé, table de salon marquée par la lampe ou la ponceuse : le domicile n'est pas votre local, et vous répondez des dégâts causés chez la cliente. La remise en état d'un sol ou d'un textile ancien monte vite.
Vous traitez un ongle incarné, une mycose, une corne épaisse ou le pied d'une personne diabétique alors que cet acte relève du pédicure-podologue, professionnel de santé. Si la plaie s'infecte ou ne cicatrise pas, la mise en cause est lourde et l'assureur peut opposer une activité hors du champ déclaré.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Commerce itinérant de soins esthétiques (manucure, pédicure) : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 12,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, la manucure et la pédicure esthétique ne font pas partie des professions pour lesquelles la loi impose une assurance de responsabilité civile professionnelle, contrairement aux professionnels de santé ou du bâtiment. Ce n'est donc pas une obligation légale. En pratique, elle devient quasi incontournable : les EHPAD, les entreprises, les résidences services, les plateformes de mise en relation et les organisateurs d'événements exigent presque tous une attestation avant de vous laisser intervenir. Et sans elle, une infection ou une brûlure se règle sur votre patrimoine personnel.
C'est la frontière la plus risquée du métier. Le soin esthétique porte sur l'ongle et la peau saine : mise en forme, vernis, gommage, ponçage superficiel. Dès qu'il y a mycose, ongle incarné, verrue, hyperkératose épaisse, plaie, ou pied diabétique, l'acte relève du pédicure-podologue, professionnel de santé réglementé. Si vous intervenez quand même et que la cliente s'infecte, votre assureur peut vous opposer une activité hors du champ déclaré. La bonne réponse est de refuser le soin et d'orienter vers un professionnel de santé, en le notant.
Non. La RC Pro indemnise le dommage causé à un tiers, pas la qualité de votre travail. Un décollement au bout de trois jours, une couleur qui ne plaît pas, une forme jugée ratée : ce sont des litiges commerciaux, réglés par une retouche, un geste commercial ou un remboursement à votre charge. En revanche, si la même pose provoque un décollement de la tablette unguéale, un onycholyse ou une infection nécessitant des soins, on bascule dans le dommage corporel et la garantie s'applique. C'est la conséquence médicale, pas l'insatisfaction, qui déclenche la couverture.
Oui, et c'est important. Intervenir auprès de personnes âgées, souvent diabétiques, sous anticoagulants ou à la peau très fragile, change la nature du risque : une simple coupure peut dégénérer en plaie qui ne cicatrise pas. Certains contrats excluent ou encadrent ces publics. Déclarez ce type d'intervention dès la souscription, ou signalez-le en cours de contrat comme un changement de situation, ce que le Code des assurances prévoit expressément. Une activité non déclarée, c'est le motif le plus courant de refus de prise en charge sur ce métier.
Oui, et c'est fréquent en itinérant : dissolvant renversé sur un parquet vitrifié, résine sur un canapé en tissu, table de salon marquée par la ponceuse ou la lampe. Vous êtes responsable du dommage causé par votre fait ou par le matériel que vous avez sous votre garde. Ce volet correspond à la RC exploitation et, pour les objets que vous déplacez ou manipulez, à la garantie des biens confiés. Vérifiez que ces deux extensions figurent bien au contrat : une RC Pro limitée au seul acte esthétique laisserait ces dégâts matériels à votre charge.
Un contrat professionnel ne relève ni du droit de rétractation de quatorze jours ni de la loi Hamon, réservés aux particuliers. La règle est la résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois, prévue par le Code des assurances. Une deuxième porte existe : le changement de situation, quand votre activité change réellement — vous ouvrez un institut, vous arrêtez la pédicure, vous cessez l'itinérance. Vous disposez alors d'un délai pour demander la résiliation, à condition que le changement modifie le risque assuré. Dans tous les cas, prévenez l'assureur par écrit.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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