RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Entre la criée du matin et la tournée du soir, vous engagez votre responsabilité sur chaque bac qui quitte votre atelier. Un lot de thon monté en histamine, une tranche de saumon fumé contaminée, une étiquette d'espèce erronée : le dommage ne se produit presque jamais chez vous, il se produit chez le restaurateur, le poissonnier, la cuisine centrale ou dans l'assiette du consommateur. C'est exactement le terrain de la responsabilité civile professionnelle du mareyeur, et pas celui de l'assurance de vos locaux.
La RC Pro du mareyeur couvre les conséquences pécuniaires des dommages que votre activité cause à des tiers : clients professionnels, convives, consommateurs finaux, salariés d'autrui. Elle joue sur les trois types de dommages : corporels (intoxication histaminique, listériose, réaction à un allergène non signalé), matériels (un lot livré non conforme qui déclasse ou contamine la marchandise du client, une vitrine réfrigérée endommagée pendant la livraison) et immatériels (fermeture administrative d'un restaurant, perte d'exploitation, rayon marée à l'arrêt). Elle se lit en deux volets : la RC exploitation, pour les dommages causés pendant l'activité quotidienne — tournées, manutention, intervention en réserve chez le client — et la RC produits livrés, dite aussi RC après livraison, qui prend le relais une fois la marchandise sortie de l'atelier : c'est le cœur du sujet pour un grossiste en produits de la mer. S'y ajoute la défense-recours, qui finance votre défense quand un client vous met en cause et exerce le recours contre le véritable responsable. En revanche, elle ne rembourse jamais votre propre stock, vos chambres froides ni vos murs : cela relève d'un autre contrat.
Vous livrez 60 kg de longe de thon à un traiteur pour un banquet. Le lot a subi une rupture de froid de quelques heures avant la mise sous vide, l'histamine s'est formée, et trente-cinq convives présentent rougeurs, céphalées et troubles digestifs dans l'heure qui suit le service. Une toxi-infection alimentaire collective est déclarée, le traiteur ferme quatre jours, les victimes et leur organisme de santé se retournent contre lui, et lui se retourne contre son fournisseur : vous. Entre les préjudices corporels, la perte d'exploitation du traiteur, le retrait des autres lots issus de la même arrivée et les frais d'expertise, l'addition peut atteindre l'ordre de 80 000 € — un exemple de niveau d'enjeu, pas un tarif. Avec une RC Pro incluant les produits livrés, l'assureur mandate l'expert, discute l'imputabilité au vu de vos relevés de température et de vos bons de criée, indemnise les tiers à votre place et exerce ensuite le recours contre le transporteur si la rupture lui revient. Sans elle, vous payez sur votre trésorerie, en pleine saison, tout en continuant à servir vos autres clients.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Thon, maquereau, sardine, anchois : une rupture de froid même courte fait grimper l'histamine, qui ne se détruit ni à la cuisson ni à la congélation. Les convives sont malades en moins d'une heure et le restaurateur remonte immédiatement jusqu'à son fournisseur, c'est-à-dire vous.
Saumon fumé tranché, tarama, poisson cuit ou mariné : ces produits n'étant plus cuits chez le client, une contamination arrive telle quelle dans l'assiette. Une listériose entraîne des dommages corporels lourds et déclenche un rappel avec information des consommateurs.
Tournée trop longue, hayon resté ouvert, groupe frigorifique en défaut : le client réceptionne un lot à 8 °C et doit le détruire, parfois avec la marchandise voisine. Le préjudice n'est plus votre stock mais le sien, augmenté du service qu'il n'a pas pu assurer.
Espèce substituée, zone de pêche inexacte, date de durabilité mal calculée, présence de crustacés ou de mollusques non signalée dans une préparation. Le client subit le contrôle, le retrait et parfois la sanction, puis se retourne contre le maillon qui lui a fourni l'information.
Transpalette qui éventre une vitrine réfrigérée, bac qui écrase le pied d'un commis, sol de réserve rendu glissant par la glace fondue. Rien de sanitaire ici, mais de la RC exploitation pure, et un accident corporel chez un client chiffre vite en dizaines de milliers d'euros.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Commerce de gros de poissons Mareyeur : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 29,90€/mois* | dès 26,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Vous ne vous défendez pas seul. Déclarez sans attendre à votre assureur : la garantie défense-recours mandate un expert qui reconstitue la chaîne du froid, confronte les analyses, vérifie vos relevés de température, vos bons de criée, vos numéros de lot et la façon dont le client a réceptionné, stocké et manipulé le produit. Beaucoup de mises en cause s'effondrent quand on démontre une rupture de froid en aval ou un dépassement de DLC chez le client. Sans traces écrites, l'imputabilité vous reste.
Pas automatiquement. L'obligation de retirer un lot, de rappeler les produits déjà vendus et d'informer les autorités dès que vous savez qu'une denrée peut être dangereuse pèse sur vous quoi qu'il arrive. Mais le coût de l'opération — appels clients, récupération des palettes, destruction, communication, main-d'œuvre — relève d'une garantie spécifique frais de retrait et rappel, le plus souvent en option et plafonnée. La RC Pro de base indemnise le dommage subi par les tiers, pas la logistique du rappel. Faites chiffrer cette garantie à part.
Non. Contrairement aux professions réglementées soumises à une obligation légale d'assurance, le mareyage n'impose pas de souscrire une RC Pro. Ce qui est obligatoire, c'est l'agrément sanitaire de votre établissement, le plan de maîtrise sanitaire et la traçabilité des lots. En pratique, l'attestation RC Pro portant expressément la mention produits livrés vous sera réclamée par les centrales d'achat, les GMS, les cuisines centrales et dans tout marché public de fourniture de denrées : exigence contractuelle de vos donneurs d'ordre d'un côté, question de survie financière de l'autre.
Non, et c'est précisément l'objet de la garantie produits livrés. Vous restez tenu de ce qui vous est imputable : contamination à l'atelier, rupture de froid pendant votre transport, information erronée portée sur l'étiquette. Votre client, lui, doit contrôler la température à réception, refuser un lot non conforme, respecter la DLC et sa propre chaîne du froid. Le partage se joue sur les preuves : bon de livraison signé avec température relevée, enregistreur embarqué, réserves écrites à la réception.
Tout dépend du mode de déclenchement de votre contrat. En base réclamation, c'est la date de la réclamation qui compte et la loi impose une période subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat. En base fait dommageable, c'est la date de la livraison litigieuse. Si vous changez d'assureur, vérifiez la reprise du passé. Rappel utile : un contrat professionnel se résilie à l'échéance annuelle avec deux mois de préavis (L.113-12), ou lors d'un changement de situation (L.113-16) ; ni rétractation de 14 jours, ni loi Hamon.
Vis-à-vis de votre client, c'est vous le vendeur : c'est vous qu'il met en cause, et la victime peut même agir directement contre votre assureur (L.124-3). Votre RC Pro indemnise, puis exerce le recours contre le transporteur si l'enregistreur prouve la rupture de froid pendant l'acheminement. D'où l'intérêt d'exiger des relevés horodatés et de regarder de près les plafonds d'indemnisation de votre contrat de transport, souvent limités au kilo. Si vous expédiez hors de France, vérifiez aussi l'étendue territoriale de la garantie.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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