RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous ne vendez pas un objet, vous vendez une promesse : celle que l'intrusion, la fumée ou la fuite seront vues à temps. Le jour où l'alarme ne part pas, où le détecteur de la réserve n'a jamais été appairé à la centrale ou où l'enregistreur tournait à vide, ce n'est pas seulement un produit qui a échoué, c'est votre conseil et votre mise en service qui sont sur la table. Et l'assureur du client, lui, remonte vite jusqu'au professionnel qui a vendu et posé le système.
La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages que vous causez à autrui dans votre activité de vente, de conseil, de pose et de mise en service de matériel de détection. Elle joue sur les trois familles de dommages : corporels (une centrale mal fixée qui se décroche sur un client, une blessure pendant votre intervention), matériels (une canalisation percée en passant un câble, une façade abîmée, un tableau électrique endommagé au raccordement) et immatériels (la perte d'exploitation de votre client, le vol non détecté, la sanction qu'il encaisse). Deux volets comptent particulièrement dans ce métier : la RC exploitation, pour ce qui arrive pendant que vous intervenez, et la RC après livraison ou après travaux, pour ce qui se révèle une fois le système posé et le chantier quitté — c'est elle qui joue quand l'installation fait défaut six mois plus tard. Le contrat finance aussi votre défense : expertise contradictoire, avocat, recherche de l'origine de la panne selon les garanties souscrites. En revanche il ne remplace jamais le matériel défectueux lui-même, qui relève de la garantie du fabricant, et la reprise de votre propre prestation reste à votre charge sauf option de dépose-repose.
Un buraliste vous confie l'alarme et deux caméras de sa boutique. Six mois plus tard, cambriolage de nuit par la porte de réserve : le détecteur de cette pièce n'avait jamais été appairé à la centrale lors de la mise en service, et l'enregistreur ne gravait plus rien depuis trois semaines faute d'alerte de saturation configurée. Marchandise et fond de caisse emportés, quatre jours de fermeture, porte à refaire. Son assureur l'indemnise, puis exerce son recours contre vous : de l'ordre de 50 000 € réclamés en cumulant les biens, la perte d'exploitation et les frais d'expertise — un ordre de grandeur, donné à titre d'exemple. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie en une fois, et l'avocat aussi. Avec, votre assureur reprend la discussion technique, conteste ce qui doit l'être sur la part réellement imputable à votre prestation, et règle l'indemnité due dans la limite de vos plafonds, franchise déduite.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Un percement pour passer un câble et c'est une canalisation encastrée ou une gaine électrique qui y passe : dégât des eaux, court-circuit, boutique fermée le temps de la reprise. Le dommage est matériel, immédiat et chez un tiers, pendant votre intervention.
Détecteur non appairé, zone laissée désactivée après un test, transmetteur sans carte active, batterie de secours jamais remplacée : au moment du cambriolage ou du départ de feu, rien ne part. Le procès-verbal de mise en service que vous avez signé devient alors la pièce centrale du dossier.
Kit sous-dimensionné pour une surface avec réserve isolée, absence de détection sur l'ouvrant réellement emprunté par les cambrioleurs, détecteur vendu pour un usage qu'il ne couvre pas. Le vendeur professionnel doit une préconisation adaptée à ce que le client lui a décrit de son activité, et un conseil donné à l'aveugle se paie au sinistre.
Une caméra qui déborde sur la voie publique ou chez le voisin, un salarié filmé en continu à son poste, une durée de conservation laissée par défaut : le client est en première ligne mais il se retourne sur celui qui a placé et paramétré le système. Filmer l'espace public suppose une autorisation préfectorale, et le rappeler fait partie de votre conseil.
Une alimentation ou une batterie qui chauffe et met le feu, un détecteur d'une série défaillante : comme distributeur vous êtes dans la chaîne et la victime peut vous assigner, surtout si vous importez ou vendez sous votre propre marque. Vous pourrez vous retourner ensuite contre le fabricant, mais c'est vous qui encaissez la réclamation d'abord.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Commerce de détail de matériel de détection et prévention : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 19,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non. Aucun texte n'impose de RC Pro à un commerce de détail d'équipements de sécurité, contrairement aux professions réglementées qui ont leur propre obligation d'assurance. Deux nuances cependant. Si vous intervenez en pose fixe dans un bâtiment (câblage encastré, raccordement au tableau, intégration à l'ouvrage), la question de l'assurance construction obligatoire se pose et il faut faire qualifier précisément votre intervention avant de la facturer. Et beaucoup de donneurs d'ordre — syndics, bailleurs, collectivités, franchiseurs — l'exigent au contrat : c'est alors une condition d'accès au marché, pas une obligation légale.
Oui. Le vendeur professionnel doit un devoir d'information et de conseil : interroger l'usage prévu, alerter sur les limites du matériel, remettre une notice exploitable. Si vous vendez un système manifestement inadapté à ce que le client vous a décrit, ou si vous laissez croire à un niveau de protection que le produit n'assure pas, la faute est de votre côté. S'y ajoute la responsabilité du distributeur en cas de produit défectueux, d'autant plus lourde si vous importez le matériel ou si vous le vendez sous votre propre marque.
Sur le fond, souvent oui. En pratique, c'est vous que la victime a en face d'elle : elle assigne le vendeur qu'elle connaît, et c'est à vous d'appeler le fabricant en garantie. Ce recours prend des mois et peut faire long feu si le fournisseur est hors Union européenne, liquidé ou introuvable — pendant ce temps la procédure avance contre vous. La RC Pro paie votre défense et l'indemnité due, puis exerce elle-même le recours contre le fabricant à votre place.
Pas automatiquement. Une alarme n'est pas une garantie de non-cambriolage et vous n'êtes tenu que si une faute est démontrée : détecteur non raccordé, zone laissée inactive, mise en service non testée, préconisation inadaptée au local. La mise en cause, elle, arrive presque toujours, le plus souvent par le recours de l'assureur du client après indemnisation. Déclarez le sinistre à votre assureur dès la première réclamation, même si vous la jugez infondée : c'est lui qui porte la discussion technique et votre défense.
C'est votre client qui est responsable du traitement : information des personnes filmées, durée de conservation, consultation de ses salariés, autorisation préfectorale s'il filme la voie publique. Mais vous êtes le sachant technique : si vous orientez une caméra sur la rue ou sur la propriété du voisin sans l'avertir de la démarche à accomplir, votre conseil est en cause et il peut vous réclamer sa sanction et ses frais. Écrivez ces points dans le devis et le procès-verbal de mise en service, cela vaut preuve.
Non, pas librement : un contrat professionnel n'ouvre ni les 14 jours de rétractation ni la résiliation à tout moment de la loi Hamon, réservés aux particuliers. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année en cas de changement de situation modifiant le risque, par exemple la cessation d'activité (article L.113-16). Ce même changement se déclare : le jour où vous ajoutez la pose et la mise en service à la simple vente, prévenez votre assureur, sinon la garantie ne suit pas.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
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