RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Une mise à jour poussée un vendredi soir, et la boutique en ligne de votre client reste indisponible tout le week-end : le manque à gagner, c'est vous qu'on viendra le chercher. Dans les prestations numériques, le dommage n'est presque jamais physique — c'est du chiffre d'affaires perdu, une base de données corrompue, un fichier client irrécupérable, un projet à refaire de zéro. La responsabilité civile professionnelle est précisément ce qui répond quand votre travail cause un préjudice à celui qui vous a fait confiance.
La responsabilité civile professionnelle d'un bureau de prestations numériques couvre les conséquences pécuniaires des dommages causés aux clients et aux tiers dans l'exécution des missions : développement, intégration, infogérance, conseil IT, hébergement ou traitement de données pour compte d'autrui. Elle intervient sur les trois familles de dommages : les dommages immatériels, de très loin les plus fréquents ici (perte de chiffre d'affaires du client pendant une indisponibilité, données perdues ou corrompues, refonte à reprendre, pénalités contractuelles subies par le client) ; les dommages matériels (un serveur du client endommagé lors d'une intervention, un poste détruit par une manipulation d'alimentation, du matériel confié abîmé au bureau) ; et les dommages corporels, plus rares mais réels (visiteur blessé dans vos locaux, chute d'un technicien chez le client). Le socle de la garantie est la faute professionnelle au sens large : erreur de code, mauvais paramétrage, sauvegarde non vérifiée, conseil inadapté, non-respect des règles de l'art, mais aussi manquement à l'obligation de conseil et de mise en garde qui pèse sur le prestataire informatique. Les bons contrats du secteur ajoutent des extensions décisives : atteinte accidentelle aux données de tiers, violation de données personnelles avec frais de notification et défense devant l'autorité de contrôle, reprise ou reconstitution de fichiers, atteinte involontaire à des droits de propriété intellectuelle (une brique de code ou une licence mal qualifiée intégrée dans un livrable). Attention à la mécanique du contrat : la garantie s'apprécie en base réclamation avec une reprise du passé et un délai après résiliation, ce qui compte énormément dans un métier où une erreur de développement peut ne se révéler que deux ans plus tard.
Prenez un cas très courant : vous infogérez le système d'information d'un négociant, vous déclenchez une migration de serveur un jeudi soir, et la sauvegarde de contrôle n'a pas été vérifiée depuis des semaines. Le lundi, dix-huit mois d'historique de commandes et de suivi client sont irrécupérables. Le client chiffre son préjudice : plusieurs semaines de ressaisie par ses équipes, des livraisons non honorées faute de savoir qui avait commandé quoi, un chantier de reconstitution confié à un tiers — l'ensemble tourne facilement autour de 60 000 à 90 000 euros, à titre d'ordre de grandeur et sans préjuger de ce que retiendrait un juge dans votre dossier. Sans RC Pro, cette somme sort de votre trésorerie, et les honoraires d'avocat et d'expert judiciaire s'ajoutent par-dessus pendant deux ans de procédure. Avec la garantie, l'assureur prend la main dès la réclamation : il mandate l'expert technique qui va discuter la part de responsabilité du client — sur ses propres procédures de sauvegarde, par exemple —, finance votre défense, et règle l'indemnité qui reste à votre charge dans la limite du plafond souscrit. Concrètement, la RC Pro ne vous évite pas l'erreur : elle évite que l'erreur d'une seule nuit emporte l'entreprise.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une mise en production mal testée bloque le service du client, fausse des commandes ou double des facturations pendant plusieurs jours. Le client réclame sa perte de marge, les frais de correction en urgence et parfois les pénalités qu'il a lui-même subies vis-à-vis de ses propres clients.
Une migration ratée, un script exécuté sur le mauvais environnement ou une sauvegarde jamais testée efface des données que le client ne peut pas reconstituer. Le coût réel n'est pas la restauration technique mais la ressaisie, la relation commerciale abîmée et la valeur perdue du fichier.
Une configuration laissée ouverte, un mot de passe par défaut, un correctif non appliqué sur un système que vous infogérez ouvre la porte à une intrusion chez le client. On vous reproche alors un manquement aux règles de l'art et l'ensemble des conséquences de l'incident, notification comprise.
Vous livrez conforme au cahier des charges une solution qui ne peut pas supporter la volumétrie ou l'usage réel du client, sans l'avoir alerté par écrit. Le juge attend d'un professionnel de l'informatique qu'il mette en garde son client profane, y compris contre les choix que celui-ci a demandés.
Un développement qui dérape, des jalons manqués, et le client résilie puis réclame les sommes versées, le surcoût du repreneur et le préjudice de la campagne commerciale annulée. Ces litiges de projet sont les plus longs et les plus coûteux à défendre, bien avant l'indemnisation elle-même.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Bureau affecté à des prestations numériques : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 12,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Oui, c'est même le coeur du sujet : la perte de chiffre d'affaires de votre client pendant une indisponibilité dont vous êtes responsable est un dommage immatériel, garanti dès lors qu'il découle d'une faute professionnelle de votre part (bug, mauvais déploiement, sauvegarde inexploitable, supervision défaillante). Deux points de vigilance : l'immatériel non consécutif, c'est-à-dire sans dommage matériel préalable, doit figurer explicitement dans vos garanties, avec un plafond propre souvent inférieur au plafond général. Et un engagement de disponibilité chiffré dans votre contrat commercial ne transforme pas l'assureur en garant de votre SLA : il faut une faute, pas seulement un seuil non atteint.
Oui. Une clause limitative de responsabilité est utile, mais elle est fragile devant un juge : elle est écartée en cas de faute lourde ou dolosive, et elle peut être jugée inopposable si elle vide de sa substance votre obligation essentielle. Elle ne joue pas non plus face aux tiers qui ne l'ont pas signée : le client final de votre client, un salarié dont les données ont fuité, un sous-traitant lésé. Enfin, même si la clause tient, elle ne finance pas votre défense, l'expertise technique ni les mois de procédure. La clause réduit l'exposition, l'assurance la finance.
Une RC Pro correctement étendue prend en charge les frais de notification, l'assistance d'un conseil pour répondre à l'autorité de contrôle, votre défense, et l'indemnisation des personnes ou du responsable de traitement qui vous met en cause au titre du contrat de sous-traitance. En revanche, une sanction administrative prononcée contre vous n'est pas assurable en France : une amende ne peut pas être prise en charge par un assureur. C'est la distinction structurante à comprendre. Vérifiez aussi que l'extension couvre bien la violation causée par votre faute, et pas uniquement l'atteinte accidentelle aux données.
Non. Sauf activité réglementée particulière, aucune loi n'impose la RC Pro à un prestataire informatique : c'est une exigence contractuelle de votre client, pas une obligation légale. Elle est néanmoins incontournable en pratique, car les grands comptes, les collectivités et les marchés publics conditionnent la signature à l'attestation. Distinguez bien les trois niveaux : l'obligation légale, qui n'existe pas ici ; l'exigence du donneur d'ordre, qui vous bloque commercialement si vous n'y répondez pas ; la bonne pratique, qui consiste à calibrer vos plafonds sur le préjudice maximal que votre plus gros client pourrait subir, pas sur le montant de vos factures.
Non, un contrat professionnel ne bénéficie ni du droit de rétractation de quatorze jours ni de la loi Hamon, réservés aux particuliers. La règle de droit commun s'applique : résiliation à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois, prévue par le Code des assurances à l'article L.113-12. Une porte de sortie existe en cours d'année en cas de changement de situation modifiant le risque, prévue à l'article L.113-16 : cessation d'activité, changement de régime, transformation significative de votre métier. Ne résiliez jamais sans avoir la reprise du passé du nouveau contrat par écrit, sinon vous ouvrez un trou de garantie sur vos livrables anciens.
Partiellement, et seulement si votre contrat comporte l'extension atteinte involontaire aux droits de propriété intellectuelle. Elle vise l'erreur de bonne foi : une dépendance sous licence incompatible avec l'usage commercial que vous avez livré, un composant intégré sans vérifier ses conditions. L'utilisation délibérée d'un code dont vous saviez ne pas avoir les droits reste exclue, comme toute faute intentionnelle. En pratique, tenez un inventaire de vos dépendances et de leurs licences par projet : c'est votre meilleure preuve de bonne foi le jour où un éditeur vous écrit, et cela conditionne largement la position de l'assureur.
Souscrivez en ligne en 2 minutes le produit adapté à votre activité — attestation immédiate, sans engagement.
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
Sécurisez vos locaux, équipements et stocks contre les sinistres courants.
Protection contre cyberattaques, ransomware et violations de données RGPD.
Couvrez tout votre parc informatique contre casse, vol et pannes.
* Tarifs indicatifs « à partir de », selon votre profil, votre activité et les garanties choisies.
Devis personnalisé en 2 minutes. Gratuit, sans engagement, attestation immédiate.
Obtenir mon devis gratuit →