RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Depuis ce bureau partent les devis, les bons de commande, les cotes transmises à l'atelier, les délais promis au client et les factures. Une référence inversée, une dimension mal recopiée ou une date de livraison annoncée trop tôt ne reste jamais un problème de paperasse : elle devient une pièce fabriquée hors cote, une marchandise refusée à la réception ou un chantier immobilisé. C'est le tiers qui subit la perte, et c'est lui qui vous réclame la note.
La responsabilité civile professionnelle couvre les conséquences financières des dommages que vous, vos salariés administratifs et vos sous-traitants causez à des tiers dans l'exercice de l'activité pilotée depuis ce bureau. Elle vise trois familles de dommages : les dommages corporels (un client ou un livreur qui se blesse pendant un rendez-vous dans vos locaux), les dommages matériels (un original, un plan, un échantillon ou un ordinateur portable confié puis détérioré entre vos mains) et les dommages immatériels (la perte financière subie par un client à cause d'une commande mal saisie, d'un chiffrage faux ou d'un délai annoncé et non tenu). Deux volets cohabitent dans le même contrat : la RC exploitation, pour les dommages causés dans la vie courante de l'entreprise et lors de vos déplacements chez le client, et la RC professionnelle proprement dite, pour les fautes, erreurs, omissions et négligences commises dans le travail administratif et commercial. S'y ajoutent la défense de vos intérêts face à la réclamation, les frais d'expertise et les frais de procédure. En revanche, elle ne répare jamais vos propres biens ni votre propre manque à gagner : c'est le préjudice du tiers qui est indemnisé.
Prenons un cas ordinaire : votre service administratif ressaisit une commande de menuiseries et inverse deux cotes sur une série de dix-huit châssis. La fabrication part, la livraison est refusée à la réception, le chantier du client s'arrête trois semaines et son maître d'ouvrage lui applique des pénalités de retard ; entre l'immobilisation des équipes, la dépose faite par une autre entreprise et les pénalités répercutées, la réclamation atteint un ordre de grandeur de 40 000 à 60 000 euros — un exemple, pas un tarif, chaque dossier ayant son propre chiffrage. Avec une RC Pro, l'assureur mandate un expert, discute le partage de responsabilité avec l'adversaire, indemnise le préjudice financier subi par le client et paie les frais d'avocat et de procédure ; il ne vous reste que la franchise, généralement de quelques centaines à quelques milliers d'euros. Attention à une nuance qui compte : le préjudice du tiers est couvert, mais le coût de refabrication de vos propres produits relève d'une garantie distincte, souvent optionnelle, qu'il faut demander explicitement. Sans contrat, cette somme sort de la trésorerie de l'entreprise, en une fois, au moment précis où le client menace de rompre la relation commerciale. Une seule réclamation de ce type peut absorber le résultat net d'un exercice entier.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Une référence, une quantité, une cote ou une adresse mal reportée dans l'ordre de fabrication déclenche une production ou une livraison inutilisable. Le tiers réclame le surcoût, les frais de reprise et les conséquences sur son propre planning.
Une date de livraison confirmée par mail engage l'entreprise, surtout quand le client a calé ses équipes ou son chantier dessus. Le retard se traduit en pénalités contractuelles, en immobilisation de personnel et en réclamation chiffrée.
Annoncer une compatibilité, une capacité de charge, une finition ou une conformité qui se révèle fausse engage votre responsabilité, même sans mauvaise foi. Le client démonte, remplace ou remet en conformité, et vous demande de payer l'opération.
Client, livreur, commercial ou candidat qui chute sur un sol glissant, se cogne à un carton mal empilé ou voit son ordinateur portable renversé : la mise en cause est immédiate. Ce volet exploitation prend en charge le dommage corporel comme le dommage matériel subi par le tiers.
Plans, originaux signés, échantillons, dossiers techniques ou pièces administratives déposés par un client peuvent être égarés, détruits ou rendus inexploitables. Leur reconstitution et le retard qu'elle provoque sont réclamés à l'entreprise qui les détenait.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Bureau affecté à des activités artisanales, commerciales ou industrielles : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 14,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
Non, il n'existe pas d'obligation légale générale d'assurance pour une activité administrative, commerciale ou de négoce. L'obligation existe seulement si l'activité pilotée depuis ce bureau relève d'une profession réglementée soumise par la loi à une assurance, ou touche à la construction, auquel cas la garantie décennale est obligatoire. En pratique, la vraie contrainte vient ailleurs : donneurs d'ordre, marchés publics, plateformes et grands comptes exigent une attestation RC Pro à jour avant de vous référencer, et un contrat non assuré est souvent bloqué au stade administratif.
La RC Pro ne suit pas la pièce, elle suit les activités déclarées. Si l'entreprise fabrique, transforme, stocke ou livre, ces activités doivent figurer noir sur blanc au contrat, sinon seule la partie administrative sera garantie et un sinistre né en production sera refusé. Vérifiez notamment la garantie des produits livrés et, s'il y a pose ou intervention sur chantier, les garanties après livraison. Un contrat calibré uniquement sur du travail de bureau laisse un trou béant dès qu'une marchandise sort de l'entrepôt.
Oui. En tant qu'employeur, vous répondez civilement des dommages causés par vos salariés dans l'exercice de leurs fonctions (Code civil, article 1242), et la RC Pro suit cette responsabilité : la faute du préposé est traitée comme la vôtre. Une référence inversée, une quantité doublée, une adresse de livraison erronée ou un devis envoyé avec une remise involontaire entrent dans ce cadre. Restent exclus les actes intentionnels commis par l'assuré lui-même, ainsi que la malveillance ou le détournement, qui relèvent d'autres garanties.
C'est la responsabilité civile exploitation, c'est-à-dire le volet du contrat qui couvre les dommages causés aux tiers reçus dans vos locaux ou rencontrés au cours de l'activité. Elle est intégrée soit à la RC Pro, soit à la multirisque du bureau : le point à vérifier est qu'elle existe quelque part et une seule fois. L'assurance du local, elle, indemnise vos murs, votre matériel et vos archives, pas la victime. Chute sur un sol fraîchement lavé, carton mal empilé, câble en travers du passage : ce sont des dossiers fréquents.
Tout dépend du mode de déclenchement du contrat. En base réclamation, c'est l'assureur en cours au jour de la réclamation qui intervient, à condition que le fait générateur ne soit pas antérieur à la date de reprise du passé prévue au contrat. Quand vous cessez ou changez d'assureur, le Code des assurances (article L.124-5) impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans pour les réclamations postérieures. Négociez donc une reprise du passé large lors d'un changement, sinon vous créez vous-même un trou de garantie.
Un contrat souscrit pour les besoins de l'activité est un contrat professionnel : ni délai de rétractation de 14 jours, ni loi Hamon. La résiliation se fait à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (article L.113-12), ou lors d'un changement de situation modifiant le risque, comme un changement de profession ou une cessation d'activité (article L.113-16). Surtout, vous devez déclarer sous quinze jours toute évolution qui aggrave le risque : nouvelle activité, sous-traitance, export, hausse forte du chiffre d'affaires. Une activité non déclarée est une activité non garantie.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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