RC Professionnelle
Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
- Dommages corporels, matériels, immatériels
- RC Exploitation incluse
- Protection juridique incluse
- Attestation immédiate
Vous prenez la main sur une entreprise sans trésorerie, avec des salariés à payer, des fournisseurs qui livrent encore et un tribunal qui attend votre rapport. Chaque arbitrage de la période d'observation - poursuivre l'exploitation, continuer ou arrêter un contrat, retenir une offre de reprise - sera relu des années plus tard par un créancier resté impayé ou par un repreneur déçu. Ce n'est pas l'échec de l'entreprise qui déclenche les mises en cause d'administrateur judiciaire, c'est cette relecture.
La RC Professionnelle de l'administrateur judiciaire couvre les conséquences financières des fautes, erreurs, omissions et négligences commises dans l'exercice de vos mandats de justice comme de vos missions amiables. Elle vise d'abord les dommages immatériels, qui constituent l'essentiel de votre exposition : la perte subie par un créancier postérieur impayé, par un repreneur, par un salarié privé d'une prise en charge, ou par le débiteur lui-même. Elle joue aussi pour les dommages matériels, quand un actif de la procédure placé sous votre garde est détérioré, perdu ou cédé à tort, ou qu'un stock est mal conservé pendant la période d'observation. Elle intervient enfin pour les dommages corporels causés à un tiers à l'occasion de la mission, lors d'un inventaire ou d'une visite de site par exemple. Elle prend en charge les frais de défense dès la réclamation, y compris lorsqu'elle est infondée, et couvre les fautes de vos collaborateurs salariés.
Vous êtes désigné administrateur dans un redressement, la poursuite d'activité est autorisée, et vous laissez l'exploitation tourner quatre mois de plus sur la foi d'un prévisionnel de trésorerie qui n'a jamais été actualisé. La liquidation laisse un passif postérieur de l'ordre de 280 000 € : trois fournisseurs qui ont continué à livrer vous assignent personnellement, en soutenant que vous saviez que ces commandes ne seraient pas payées. Ces montants sont donnés à titre d'exemple, pour fixer un ordre de grandeur : une expertise judiciaire est ordonnée, l'affaire tient trois ans, et les seuls honoraires de défense atteignent facilement plusieurs dizaines de milliers d'euros. Avec une RC Professionnelle, l'assureur prend la main dès la réception de l'assignation, finance l'avocat et l'expertise, puis règle l'indemnité si votre responsabilité est retenue. Sans elle, ou avec un plafond déjà entamé par un autre dossier, la condamnation et les frais restent à la charge de l'étude. La vraie différence n'est pas le chèque final : c'est votre capacité à continuer d'accepter des mandats pendant que le litige court.
Contenu vérifié par l'équipe Insurio — TutAssur, courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730. Information à caractère général ne se substituant pas aux conditions de votre contrat.
Chaque métier a ses risques propres. Voici ceux qui concernent directement votre activité.
Vous maintenez l'activité pendant la période d'observation et, à la conversion en liquidation, les créanciers postérieurs restent impayés. Ils vous reprochent d'avoir laissé se creuser un passif que la trésorerie ne pouvait manifestement plus absorber.
Un actif oublié dans le périmètre, un contrat essentiel non repris ou une offre analysée trop vite, et le repreneur découvre qu'il n'a pas acheté ce qu'il croyait. Les créanciers, de leur côté, peuvent reprocher le choix d'une offre moins-disante insuffisamment motivée.
Un cocontractant vous met en demeure de vous prononcer sur la continuation d'un contrat et le délai s'écoule sans réponse. Rupture d'un contrat vital ou continuation d'un contrat qui ne sera jamais payé : dans les deux cas, le préjudice se chiffre et remonte vers vous.
Ordre des licenciements, consultation des représentants du personnel, autorisation du juge-commissaire, délais qui conditionnent la prise en charge des créances salariales : une étape manquée et les salariés se retournent vers vous après le conseil de prud'hommes. Le préjudice se calcule salarié par salarié, ce qui monte vite sur un effectif entier.
Un règlement effectué au profit d'un créancier hors de son rang, une provision libérée trop tôt ou un virement exécuté sur un RIB frauduleux créent un manquant que quelqu'un devra combler. La RC Professionnelle traite la faute commise dans la gestion, distincte de la garantie de représentation des fonds imposée à la profession.
Les garanties essentielles incluses, pensées pour les risques de votre activité.
Les deux contrats sont complémentaires pour un Administrateur judiciaire : la RC Pro couvre les dommages que vous causez aux autres, la Multirisque protège vos propres biens et votre local.
| Critère | RC Professionnelle | Multirisque Professionnelle |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | Les dommages que vous causez à un tiers (client, fournisseur, passant) | Vos propres biens : local, aménagements, matériel, stock |
| Exemple de sinistre | Une erreur ou une prestation défectueuse cause un préjudice à votre client | Un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage détruit votre local et votre matériel |
| Sinistres principaux | Faute professionnelle, dommage corporel ou matériel causé à autrui | Incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, événements climatiques |
| Perte d'exploitation | Non couverte | Couverte : compense le chiffre d'affaires pendant la fermeture |
| Obligatoire ? | Oui pour les professions réglementées (santé, droit, bâtiment…), fortement recommandée sinon | Non légalement, mais exigée par la quasi-totalité des baux commerciaux |
| Utile si… | Vous exercez une activité de conseil, de service ou de soin | Vous avez un local, du matériel ou du stock à protéger |
| Prix indicatif Insurio | dès 24,90€/mois* | dès 14,90€/mois* |
* Tarifs indicatifs « à partir de », variables selon l'activité, la surface du local, la valeur des biens et les garanties choisies.
La profession est réglementée et soumise à une obligation d'assurance : la responsabilité civile professionnelle et la représentation des fonds sont couvertes par un contrat collectif souscrit pour l'ensemble des administrateurs et mandataires judiciaires. Ce socle est obligatoire, mais son plafond et son périmètre sont calibrés pour la profession, pas pour votre étude ni pour la taille de vos dossiers. Une RC Professionnelle individuelle sert à relever le plafond, à couvrir les missions que le contrat de la profession ne vise pas, et à disposer d'une défense qui vous est propre sur un sinistre lourd.
Les RC Professionnelles fonctionnent presque toujours en base réclamation : c'est la date à laquelle la réclamation vous parvient qui déclenche la garantie, pas la date de la faute. L'article L.124-5 du Code des assurances impose une garantie subséquente d'au moins cinq ans après la fin du contrat, pour les réclamations portant sur des faits antérieurs. Vérifiez donc deux points à la souscription : la reprise du passé, qui couvre vos mandats déjà clôturés, et la durée subséquente, car un dossier vieux de six ans peut parfaitement ressortir.
Mandat ad hoc, conciliation, séquestre, expertise, arbitrage, missions de conseil ou d'enseignement : ces interventions ne relèvent pas du même régime que vos mandats de justice et certaines sortent du périmètre du contrat collectif de la profession. Elles doivent être déclarées nommément dans votre contrat individuel, faute de quoi l'assureur peut opposer que l'activité n'était pas garantie au moment des faits. Faites la liste de ce que vous pratiquez réellement, y compris pour des groupes ou hors de France, et faites-la figurer aux conditions particulières.
Vos salariés et collaborateurs d'étude engagent votre responsabilité de commettant (article 1242 du Code civil) : leurs erreurs sont les vôtres vis-à-vis des tiers, et une RC Professionnelle bien rédigée les couvre. Le personnel de l'entreprise administrée, lui, n'est pas votre préposé : c'est la personne morale sous procédure qui répond de ses actes. La frontière se brouille en mission d'administration complète, sans le dirigeant : les décisions que vous prenez à sa place vous sont alors imputées directement, et c'est là que se concentrent les réclamations.
Pas pour vous : le Code des assurances (L.113-1) exclut les pertes provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré, et aucun contrat ne peut couvrir votre propre malhonnêteté. En revanche, la malveillance d'un collaborateur, un détournement sur un compte de procédure ou un faux ordre de virement peuvent être garantis par une extension dédiée, à condition de l'avoir demandée. Le manquant sur les fonds de la procédure, lui, relève du mécanisme de représentation des fonds imposé à la profession : c'est un étage différent, pas un doublon.
Un contrat professionnel n'ouvre ni rétractation de 14 jours ni résiliation à tout moment façon loi Hamon. Vous résiliez à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois (L.113-12 du Code des assurances), ou en cours d'année si votre situation change et modifie le risque (L.113-16), par exemple un changement de forme d'exercice ou une cessation d'activité. Le vrai danger est ailleurs : le nouveau contrat doit reprendre le passé à la date d'effet de l'ancien, sinon vos dossiers clôturés ne sont plus défendus par personne.
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Protégez votre activité contre les erreurs, omissions et dommages causés aux tiers.
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